On retient seulement des paroles qui passent
à travers nous comme
à travers un tamis au maillage de la plus grande finesse
et ce que l’on en retient d’impossible on ne saurait
vraiment le dire ou le quantifier grains de sable eau de la première
fraîcheur au bord d’une résurgence
écrire est cela qui nous occupe sans que l’on ait
de prise sûre : le poème lui continue de s’écrire
tandis que l’on porte le regard autre part
vers les feuilles que le vent remue