Chapitre 12 : La visite

Par MayaPer

Chapitre 12

 

La visite





 

  • Tu connais mon père ?

  • Oui, c’est lui l’Alexis dont je te parlais tout à l’heure !

  • Est-ce que c’est le gars avec qui tu es rentrée une fois ?

  • Oui.

  • Celui avec qui tu rigoles tant ?

  • Oui.

  • Celui qui habite dans la maison où tu es entrée tout à l’heure ?

  • Oui, mais comment tu sais ça ?

  • Tu sais que je t’espionnes depuis le jour de notre rencontre.

  • Ah bon ?

  • Oui. Au fait…

  • Oui ?

  • Mon père, c’est…c’est celui qui s’est fait renverser il n’y a pas longtemps ?

  • Oui, je suis désolée.

  • C’est pas de ta faute, de toute façon…

  • Quand même un peu.

  • Pourquoi ?

  • Je devais aller manger chez lui ce jour-là…

  • C’est quoi le rapport ?

  • Il est allé aux magasins à cause de moi, pour me faire un bon repas.

  • Ce n’est pas de ta faute, c’est lui qui t’avait demandé, n’est-ce pas ?

  • Oui mais..

  • Mais quoi ?

  • J’aurais pu refuser…

  • Je ne crois pas.

  • Comment ça ?

  • Je ne te connais pas encore très bien, mais je sais que tu n’aurais pas pu refuser.

  • C’est vrai.

  • Au fait…

  • Oui ?

  • Tu…tu peux m'emmener à l'hôpital ?

  • Bien sûr ! Mais, pourquoi ?

  • Pour rendre visite à mon père.

  • Bien sûr !

 

Nous nous dirigeons vers l’arrêt de bus.

Une fois arrivés, nous attendons le bus.

Comme c’est le weekend, le trajet ne me coûte rien, heureusement (je ne suis pas riche moi !).

Dans le bus, Alexis s'assoit à côté de moi.

Quelqu’un arrive dans notre direction, il s’assoit sur Alexis et le traverse, ce qui n’a pas l’air de déranger Alexis, il me dit que, maintenant, il est habitué.

 

Quand nous arrivons devant l'hôpital, des souvenirs de quand je me suis enfuie me reviennent.

Je fais tout mon possible pour ne pas me faire remarquer.

Ce qui m’étonne surtout, c’est que le policier n’ai pas mis des photos de moi partout dans la ville.

 

A l’accueil, la dame me reconnais et me laisse passer, direction la chambre n°214, troisième étage !

Dans le couloir, Alexis me confie qu’il est stressé et je le rassure : 

 

  • Tu n’as pas à avoir peur, dans tous les cas, il ne te verra pas, tu en as de la chance !

  • De la chance, tu peux parler ! Je suis mort depuis longtemps, et je suis toujours coincé !

  • Mais, comment ça se fait que tu n’es pas au ciel ou quelque part d’autre ?

  • Je n’en sais absolument rien et, même si je le savais, qu’est-ce que ça changerait ?

  • Rien… on est arrivés, c’est sa chambre.

  • Cool !

  • Pourquoi tu n’entre pas, tu hésites ?

  • Je… je ne sais pas….

  • Qu’est-ce que tu ne sais pas ?

  • Je ne suis pas encore prêt..

  • D’accord, c’est pas grave.

  • Tu es sûre, tu m’as quand même emmenée ici pour rien, tu as perdu ton temps.

  • De toute façon, je m’ennuyais !

  • Tu es sûre que ça ne t’as pas dérangée ?

  • Oui, ne t’inquiète pas.

  • Je suis rassuré.

  • Tu voudrais qu’on reviennent un autre jour ?

 

Puis, on entends quelqu’un courir dans notre direction, cette personne crie : 

 

  • Eva !

 

Je me retourne : 

 

  • Adrien.




 

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