Cordélia et Oreste arrivent dans la dimension où se trouvent Moïra et Zorg.
Oreste. — Où sommes-nous ?
Cordélia. — Un endroit sûr.
Oreste. — Je rêve ou ce sont tes parents là-bas. Je n’aime pas cela. On ferait mieux d’aller ailleurs.
Zorg se rapprochant d’eux. — Je ne savais pas que cette dimension était si fréquentée.
Cordélia. — Salut p’pa ! Je ne m’attendais pas à te voir ici.
Zorg. — Pour une fois que ta mère et moi voulions passer un peu de temps ensemble loin de tout. On ne peut jamais être tranquille.
Cordélia. — Je pourrais avoir une explication !
Zorg. — À propos de quoi ?
Cordélia. — Par où dois-je commencer ! Peut-être par toi et maman ou bien le retour de l’ancien empereur prétendument mort il y a de cela des années.
Moïra. — Ma chérie, je te l’ai toujours dit, ton père est un grand manipulateur.
Cordélia. — Ça n’explique pas tout.
Zorg. — Ton compagnon a une mauvaise habitude, il a voulu un pouvoir trop grand pour lui et il vous a monté contre moi.
Oreste. — J’ai agit comme n’importe quel démon et tu m’as facilité la tâche.
Zorg. — Je le sais bien et personnellement je ne t’en veux pas, je t’ai même épargné en dépit des ordres de Lulu.
Oreste. — Je n’arrive pas à te faire confiance.
Zorg. — La confiance entre démons est une plaisanterie et je l’ai toujours su, j’ai prévu chacun de tes mouvements. En te laissant agir, j’empêchais d’autres d’avoir la même idée que toi.
Moïra. — Pourquoi ne l’as-tu pas tué ?
Zorg. — Tu ne m’écoutes pas, j’ai été pourtant clair, il m’a toujours été plus utile vivant plutôt que mort.
Cordélia. — Il voulait ta place. Au fait, avant que j'oublie, ton valet est mort.
Zorg. — Le petit personnel se fait rare. Oreste toi qui cherche toujours une bonne place, tu ne serais pas intéressé.
Oreste. — Pour qui me prends-tu exactement ?
Zorg. — Un fou qui veut devenir empereur !
Oreste. — Tu ne voulais pas la même chose ?
Zorg. — Moi, jamais de ma vie. Quand Lulu m’a proposé la place je n'ai pas pu refuser, c’est tout.
Oreste. — Et tu en as profité !
Zorg. — Qui ne l’aurait pas fait ?
Oreste. — Que proposes-tu de faire ?
Zorg. — Ah ! C’est vrai, il veut ta tête. Je pourrais la lui rapporter en signe de loyauté.
Oreste. — Tu veux te battre ?
Zorg. — Pas avec toi, ce n’est pas drôle, tu le sais bien à vaincre sans gloire, il n’y a point de triomphe.
Après avoir observé son globe, Zorg ouvre un vortex et s’en va.