LA VUE ~ Partie 1

Notes de l’auteur : Toujours en combat avec ses angoisses, Arizona semble avoir trouvé en Californie, un cercle de personnes bien décidé à l'aider de prêt comme de loin...

Bonne lecture <3

Je ne sais en quel honneur mon corps s'évertue à me trahir en sa présence, mais à l'instant où les mots franchissent ses lèvres, j'ordonne furieusement à ma raison de se reprendre ! Mes yeux s'écarquillent de lucidité. Ils fixent un point invisible par-dessus son épaule tandis que ses paroles résonnent dans mon esprit : 

« Dans ta jolie petite robe à pois et ton sourire de chasteté, tu deviens le butin de lions affamés. ». 

Alors qu'il éloigne lentement son visage de mon cou, une poignée de secondes s'écoule avant que mon regard s'ancre dans le sien avec une ténacité dont je ne me connaissais pas. Nos prunelles se toisent comme dans un vieux western, en vue d’un duel musclé. 

Regard perçant de l’américain, regard furibond de la française.  

Puis, animée par chacune des émotions affluant dans mon esprit, mon pied transgresse la faible distance qui nous sépare.  

Mon index pointé entre ses pectoraux, je presse fermement le doigt entre les pans de sa chemise déboutonnée de plusieurs boutons, dévoilant un sternum sculpté dans de l'acier.  

Si je reste déterminée à ne rompe l'animosité de notre échange, lui abaisse les yeux pour constater mon geste. Quand il les plonge à nouveau dans les miens, son sourire amusé vient narguer ma patience. Le sang me bout ! Ne tenant plus, je lui déverse un flot d’indignation : 

— Alors tu es ce genre d’homme, Can Özkan ? Le héros du quartier, le brave de sa famille et un type détestable le reste du temps ? Tu cherches à m'effrayer ? C'est très élégant de ta part de me faire sentir comme une personne fragile, probablement assez stupide et empotée pour ce genre de soirée. Une fille dénuée de méfiance qui s'aventure dans la cour des grands. Non vraiment, c'était un vrai conseil avisé de ta part qui offense clairement ma ligne de conduite, houspillé-je. 

— Il serait judicieux que tu aies peur. C’est une réaction innée liée à l’instinct de survie, un phénomène totalement dépourvu chez toi. Regarde un peu autour, il t'a fallu seulement cinq minutes pour te retrouver seule avec un verre dont tu ignores le contenu, au milieu d'une foule d'inconnus défoncés. La plupart des hommes qui rôdent ici sont des prédateurs camés. La personne stupide dont tu fais référence, c'est surtout le crétin qui t'a offert ce verre sans réfléchir aux dangers que peut contenir ce mélange alcoolisé pouvant contenir n'importe quelle drogue.

Can à la décence de ne pas élever sa voix à la mienne. Ce qui n’empêche pas son calme d’être affuté d’un timbre ferme.  

Le problème, c’est que ces mots creusent d’avantage la brèche dans mon amour-propre, provoquant à nouveau une montée d'irritabilité : 

— Mais un homme des régions hostiles, programmé pour survivre à toute menace, a eu la prévenance de me retirer de ce breuvage potentiellement empoisonné. Car c'est ce que tu es, n'est-ce pas ? Un preux guerrier chevaleresque. Eh bien la demoiselle en détresse saura se passer de tes services ! Elle et sa jolie petite robe de province sauront très bien gérer les bobos à l'avenir, comme tout autre événement indésirable pouvant porter atteinte à leur dignité. Pas comme la jeune fille derrière toi, si tu veux bien m'excuser. 

Sans m'attarder, je le contourne par la droite pour me diriger vers une jeune femme en mauvaise posture. Se tenant à un coin de meuble, une main sur le ventre, cette créature aux cheveux multicolores et à la chair couverte de tatouages, est sur le point de se retrouver couverte aussi de vomi. 

— Bonsoir... Tu te sens capable de m’indiquer les toilettes ? Je pourrais t'accompagner avant que tu ne... 

Dans les secondes qui suivent, elle lâche un plateau de marbre coiffant une commode chiffonnier d'époque, porte une main à sa bouche et prise de soubresauts, elle rend tout l'alcool ingéré ce soir sur ma jolie petite robe

Ça, c’est vraiment petit de la part du karma ! Est-ce un signe supplémentaire que ce n’est que le début d’une longue série d’évènements indésirables d’une soirée complètement calamiteuse ? 

— Oh merde... par-don, je suis désol-ée... J'crois que j'vais recom-mencer. Can, tu peux... m'aider s'il te plaît ? parvient-t-elle à articuler. 

Can ? Comme Can Özkan ?  

Je pivote ma tête à cent quatre-vingt degrés pour lui administrer ma façon de penser réprobatrice : 

— Oui, Can, c'est vrai ça, si tu venais jouer ton rôle de gentilhomme ?  

À en juger par son sourire exaspérant, il a plutôt l'air de trouver la situation comique. À moins que ma remarque cuisante lui procure une distraction amusante. 

 Il nous rejoint, prêt à servir sa galanterie en faveur de la jeune femme alcoolisée. 

— Charly est dans le même état ? June, je te pose une question, tente-t-il de se renseigner alors qu’elle se blottit dans ses bras. 

— Pos-sible, mais on a ga-gné au bi-ière-pong ! Cariño[1], trouve-moi les chio-ttes de cette baraque , ou je jure répandre tripes et boyaux à tes bottes ! 

Nous échangeons un bref regard. Difficile de masquer notre amusement face à l'état d'ivresse de la dénommée June, dont la voix avoisine celle d'une petite fille de sept ans.

Nous accédons à l'étage et la notion même de débauche prend alors tout son sens. Dans la pénombre, nous gravissons les dernières marches du palier, sous la représentation d'un ballet d'exhibition.  

Rythmés par l'enivrement, des corps partiellement dévêtus valsent entre-eux contre les murs, à même le sol et dans les pièces attenantes. Un homme guère plus âgé que moi, d'origine latine, entreprend de faire de moi sa partenaire pour la prochaine danse. Quand il se heurte au regard assassin de l'homme à mes côtés, il relâche docilement ma taille. Toute trace d'amusement a déserté le visage de Can, faisant place à l'éveil d'un instinct primitif : la protection. Son corps devient une armure derrière laquelle je me retranche jusqu'à ce que nous repérions une salle de bain.

June se rue devant la cuvette, tandis que Can se positionne à l’entrée. Je détache mes barrettes et prends l'initiative de retenir quelques mèches des cheveux de ma nouvelle connaissance, alors qu'elle vide le contenu de son estomac. Je me dirige ensuite vers l'évier et essaie d'enlever le plus gros du vomi. Les faits qui viennent de se dérouler m'obligent à m’asperger le visage, la nuque et le décolleté. J’ai besoin de rafraichir mes pensées, refroidir le liquide en fusion qui circule dans mes artères.  

Dans le miroir, j’arrête sur un regard. Ses yeux me parlent.  

J'affiche un air coupable devant la dureté de ses traits.  

Il avait raison.

Tous ces inconnus, mués par l'euphorie d'une soirée déjantée, pourraient me piétiner sans jamais me remarquer.

Gagnée par la culpabilité faute à mon insouciance, j’avale les secondes pour tourner le dos à ce milieu. 

— Can surveille l'entrée, tu es en sécurité. Je dois y aller, retrouver une amie au rez-de-chaussée. Prends soin de toi.

— Mer-ci, je te dois une robe. 

— Laisse tomber pour la robe, tu viens de me fournir l'occasion de m’en séparer. Qui porte encore ce genre de vêtement, hein ? En revanche, tu me dois d'être plus prudente, d'accord ?

— Ta pu-reté ressors jusque dans tes traits, on pour-rait sans mal te don-ner le rôle de Blanche Neige. 

Elle doit planer en plus d’être ivre. Je ne peux m'empêcher de ricaner :

— Détrompe-toi. J'ai plutôt voulu jouer les Cendrillon en assistant à ce bal dépravé. Mais le charme s'est très vite rompu lorsque l'on m'a fait comprendre que je n'avais rien à faire ici. Pas la bonne robe, ni les épaules. Minuit a sonné depuis longtemps, il est temps que je retourne à ma vie pathétique.

Je me redresse et m'arrête devant Can. Consciente qu'il a entendu mes propos, notamment ceux concernant notre conversation sur ma jolie petite robe à pois, je lâche : 

— Je dois retrouver Elly. Merci pour... tout à l'heure. Je veux dire... de m'avoir dégagée de l'emprise de cet homme. Tu seras satisfait d'apprendre que tu avais raison. Qui suis-je pour espérer être assez cool pour gérer ce genre d'événements ? Et si je peux à mon tour te donner un conseil, prends davantage soin de ta petite amie la prochaine fois. C'est dommage de la laisser se mettre dans cet état. Quelqu'un m'a dit que des lions affamés rôdaient ce soir et June est une jolie proie.

 Dans l’élan d’accentuer ma condition d’esprit, je poursuis avec ces derniers mots : 

— Cette soirée aura quand même eu le mérite de révéler que tu m’as rapidement taillé un profil. J’ai mes raisons pour venir en Amérique, et aucunes d’entre elles n’implique à devenir une serveuse de ton expérience, ni à me mélanger à l’élite des quartiers huppés. Maintenant, si tu me le permets, je voudrais quitter ce bal des enfers avec le peu de dignité qu’il m’aura laissé. 

Can a écouté mon monologue sans se départir de son regard perçant. Ses yeux guettaient chacune de mes paroles. J'ai entraperçu sa mâchoire se carrer lorsque je faisais allusion à l'opinion que j'avais de moi-même.  

Si je ne connais pas le fond de sa pensée, je jurerais que ses yeux brillaient de considération et de respect. 

Sitôt qu’il m’ouvre l’accès, je tourne les talons, dévale les escaliers et pars en quête de mon amie peu recommandable. 

Non loin de là, assise sur un billard, une cascade de cheveux argentés s'est entourée d'un harem. Dylan n'a d'yeux que pour elle et Elly n'a d'yeux que pour tous les hommes...  

Je remarque que Riley et sa bande s'y trouvent également. Ce dernier note ma présence et ne tarde pas à s'avancer dans ma direction. 

— Arizona ! Tu... C'est du vomi ?  

— Un regtrettable incident qui me rappelle qu'il se fait tard, je vais rentrer. 

— Mais on n'a même pas eu le temps de discuter, de faire une partie avec les gars, je ne t'ai même pas officiellement présentée... Arizona, tu viens à peine d'arriver. 

Je m'efforce de paraître désolée, mais en vérité, il doit être plus d'une heure du matin. J'ai quitté mon boulot à vingt et une heure trente et cette soirée est un désastre de bout en bout. Je suis exténuée, avec en prime, un égo lessivé au vomi. Je n'ai absolument pas profité de cette fête, y ai fait des rencontres inattendues, comme la petite amie de Can. 

Sa petite amie. 

Ces trois mots s’inscrivent dans mon crâne avec la douceur d’un collier de griffes.  

— Elly ! crié-je. 

Au son de ma voix, ma correspondante est avertie d’un problème. Elle bondit aussitôt, plisse sa robe, et se retrouve rapidement à ma hauteur. Elle prend connaissance des dégâts sur le tissu qui m'habille sans échapper à l’humidité salée sous mes cils. 

— Bon les garçons, merci pour la causette, les verres et vos jolis minois ! À un de ces quatre ! annonce-t-elle sans s’embarrasser de plus de formalités. 

Au moment de soigner notre sortie, Riley lance : 

— Je vous ramène ! 

— Ce ne sera pas nécessaire, un taxi est en route. 

Mon amie et moi détournons la tête vers l'individu venu s'immiscer dans la conversation. 

Le guerrier chevaleresque. 

Il a donc appelé un taxi.  

La jeune femme de tout à l’heure est solidement accrochée à son bras, le front écrasé contre son épaule. Can enserre sa taille et la remet de temps en temps en équilibre quand le manque de sobriété la fait vaciller.  

— Laisse-moi au moins t'inviter à dîner. 

Riley attire à nouveau mon attention.

— C'est une proposition qui tombe à pic ! Arizona a besoin d'un cavalier pour un double date en ma présence, n’est-ce pas, Sawyer ? 

Le coup de coude d'Elly n'est même pas discret.  

D’une certaine manière, c’est peut-être une occasion pour Cendrillon de refermer la brèche douloureuse par l’estime que lui porte ce jeune homme. 

— C’est d’accord, va pour un dîner. 

À ma réponse, le sourire que m'offre Riley ne suffit pas à me distraire du désaccord silencieux pressenti chez l'autre interlocuteur. 

L’Explorateur n'a pas l'air en phase avec cette idée. 

 

 

Au réveil ce dimanche, je ne sais toujours pas ce qui me malmène le plus. 

Le fait que Can présume que je suis une proie facile, dupée par sa naïveté ?  

Qu'il soit un témoin récurrent de toute ma fortune en termes de malchance ?  

Que sa petite amie possède une beauté insolente même en épuisant ses organes à nourrir le trône ? 

Ou bien est-ce d'avoir accepté un rencard ? 

Suite à la décomposition de mes états d’âme, je traîne ma déprime dans la cuisine. Karen y est seule, attablée avec son petit-déjeuner. Quand elle relève la tête, un sourire chaleureux m'est destiné. Instantanément, je trouve refuge dans ses bras. 

J'aurais bien besoin de ce que ma mère appelle « son panier garni spécial jeune fille en peine ». Celui qui consiste à stopper toute activité en cours pour se consacrer à un seul objectif : me remonter le moral. Il implique de rassembler des ingrédients trouvés dans le frigo et les fonds de tiroir pour concocter un plat que l'on nommera La spécialité du jour des Sawyer. Mais aussi de trouver du réconfort dans l'écoute attentive tout en goûtant notre création gustative sur le tapis du salon. Et pour finir, danser en pyjama, volume de la télé à fond, concert 1999 de Céline Dion au stade de France.  

Karen répond à mon geste. Elle devine mon humeur cafardeuse mais respecte mon silence.

— J'ai ce qu'il te faut, installe-toi. 

Elle m'explique qu'autrefois, Ibrahim préparait souvent des petits-déjeuners turcs quand elle était triste. Et puisque qu'il dort encore, nous allons lui en faire profiter au réveil.

Touchée par son initiative, je m'affaire avec elle dans l'élaboration de ce festin, y cherchant également une échappatoire à ma mélancolie.  

Courant de matinée, Karen demande à son mari s'il pourrait déposer le courrier de Can, arrivé encore par erreur à leur domicile.  

C'est mon opportunité.  

J'ai pris la décision de lui rendre son billet.  

Alors, profitant de ma journée de repos, je rassemble mon journal de bord, son courrier et le billet. En transport en commun, je me rends vers l'adresse indiquée par sa tante.

Si le bus n'est pas une nouveauté pour moi, le trajet que je parcours s'éloigne de mes nouveaux repères. Une femme, mâchant bruyamment son chewing-gum, écrase son sac à dos sur une partie de mon visage tout en discutant avec l'homme derrière elle. Cette négligence de mon espace personnel me cause un coup de stress : je suis aussi invisible qu'à cette maudite fête. 

L'inconfort me ronge un peu plus quand le bus se remplit au fur et mesure de notre progression, comme si chaque nouveau visage anonyme me volait un peu de mon assurance.

Pourquoi me suis-je lancée dans cette aventure ? Il est de plus en plus clair que je ne serai jamais capable de mêler ma vie à celle des autres sans finir au bord de l'effondrement.

Je déteste être cette fille-là !  Une ombre hésitante. Une pauvre froussarde, voilà ce que je suis !

Une tentative sourde d'étouffement me tombe dessus. En fermant les yeux très fort, je m'accroche aux fils de ma mémoire. 

Je revis ma dernière soirée avec ma mère et Jérémy. Je peux sentir l'odeur fruitée d'Anna Swayer, un parfum de pommes et de cannelle. J'entends la promesse de Jérémy, murmurée au creux de l'oreille, de passer au moins une nuit par semaine avec elle pendant mon absence.

Jérémy et ma mère ont une relation particulière. Elle a décelé son homosexualité avant qu'il ne la comprenne lui-même, et il a trouvé en elle un refuge de compréhension et d'acceptation. Mon meilleur ami a toujours été le bienvenu chez nous, une sorte de membre de la famille à part entière.

Un besoin urgent de retourner en France s'impose à moi. Retrouver notre lien indéfectible et notre vie à huit clos.

Lorsque le chauffeur du bus me hèle que j'atteins ma destination, je sors de ma léthargie et m'élance hors du bus. Comme sortie d'un cauchemar, je courbe le dos et pose les mains sur mes genoux, à la limite du vertige.

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[1] « Cariño » signifie «mon trésor» en espagnol.

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AmandineQ
Posté le 30/08/2023
Un peu de réparti mais point trop n'en faut ! Elle perd ses mots, mais pas que... notre petite Frenchy.
J'ai du mal à sonder Can. Il est clair qu'il ne veut pas de mal à Arizona, mais à la place de cette dernière je serais perturbé qu'un homme arrive à bousculer mes plans de la sorte.
Après le séchanges entre eux sont agréables à lire.
Zephililoute
Posté le 17/07/2022
Sacré échange entre Can et Arizona. Notre française remet un peu Can à sa place. Bien que je trouve qu'il y a un peu raison quand même.
D'ailleurs les attentions de Can m'intrigues de plus en plus. Pourquoi est-il aussi attentionné et prévenant avec elle ? J'en viens à me demander s'il n'est pas venu exprès à la fête parce qu'il savait qu'elle viendrait aussi :S

Pauvre Arizona, elle veut faire sa BA et BAM, c'est raté, toute sale et odorante la petite robe ^^
En tout cas, la petite Arizona, elle qui râlait après Can et ses leçons, elle est bien contente de l'avoir pour qu'il fasse barrière à ces mecs qui veulent l'inviter à "danser"

Ses derniers échanges avec June lors de la fête me font mal au coeur, la pauvre elle qui pour une fois voulait s'amuser...

Cette fin de chapitre me perturbe, j'aimerai trop savoir ce que pense Can. Que pense-t-il d'Arizona ? Est-il jaloux de Jérémy ? il pourrait penser qu'il s'agit de son petit copain !

J'ai hâte de lire la suite !
Joy Quinn
Posté le 21/07/2022
C'est parce qu'il a raison qu'elle se rebelle. Elle n'a pas l'habitude que quelqu'un lui soit aussi direct. Elle ne fait jamais d'écart, elle ne connaît très peu ce ton ferme qui lui est adressé. Puis son ego en prend un coup aussi ^^ Can la pousse dans ses retranchements.

Can sait-il déjà pourquoi il est si spontané et imprévisible dans ses gestes avec elle ? Est-ce quelle le bouscule pas un peu avec sa personnalité candide. Une pureté fascinante.

Tant mieux si ça te perturbe un peu, j'aime que vous soyez dans la peau d'Arizona. Ni elle ni vous n'avez accès à lui. Pas le choix de psychanalyser ses faits et gestes...

La suite arrive demain...
Zephililoute
Posté le 21/07/2022
C'est pas faux. En se tenant toujours "droite", elle n'a surement jamais eu ce genre de remontrance, c'est nouveau. Mais j'apprécie quand même qu'elle lui réponde, qu'elle soit active. Elle aurait pu au contraire, se renfermer sur elle même.

Haha bonne question ! Trop mystérieux ce Can.
Ca ne m'étonnerai pas que ces gestes soit "classique",
que ce soit dans sa nature d'aider et d'être prévenant. Par contre, je ne dirai qu'il ne sais pas pourquoi il est si "virulent", peut-être inquiet pour elle alors qu'il ne la connait pas ! (C'est pour le moment, l'idée que je m'en fais)

Ca m'agace de ne pas savoir, mais j'adore ça le côté psychanalyse hahaha ^^
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